

| Essai Audi A8 3.0 TDI quattro 250 ch : Standing Ovation |


Sous une robe familière, la nouvelle Audi A8 cache un confort et un raffinement sublimés. Mais aussi des performances environnementales à faire tousser ses rivales hybrides. Illustration avec cette version 3.0 TDI, aussi propre et sobre qu'une A4. Sur l'autoroute andalouse qui nous mène de Malaga à Marbella, la nouvelle A8 impose la loi du silence. A 130 km/h, les bruits de roulement et de moteur, comme effacés, nous permettent de savourer l'album de Radiohead que diffuse l'excellente installation audio. Une sérénité propice également à un essai poussé des 5 massages que proposent nos sièges, en plus d'être chauffants, ventilants et réglables selon 22 positions (2 300 euros l'ensemble). Le reste de l'aménagement est à l'avenant. Ajustements au millimètre, boiseries somptueuses, débauche d'aluminium brossé et de plastiques laqués... le vaisseau amiral Audi pose de nouveaux jalons en matière de qualité perçue.
Mais plus encore que la finition, c'est l'ergonomie qui progresse à bord de l'A8. D'abord grâce au nouveau sélecteur de vitesse tiré d'un cockpit d'avion, qui s'avère aussi beau qu'agréable à manipuler. Puis, grâce au pavé tactile qui complète (en option) la molette de l'interface MMI, sur lequel on entre du bout des doigts une destination sans détourner le regard de la route. Toujours plus high-tech, le système de navigation intègre désormais les services Google (informations, météo, cartographie Google Earth) via une connextion haut débit afin de mieux planifier les voyages, et va jusqu'à adapter les différents organes de l'auto (transmission, suspensions, éclairage, régulateur de vitesse adaptatif...) en fonction du tracé de la route ! Google n'est pas encore au volant mais il s'en approche... La commande vocale a également évolué, elle reconnaît désormais un titre de MP3 ou une adresse sans devoir l'épeler.
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Évidemment, l'arsenal sécuritaire a lui aussi été étoffé. La vision de nuit - que l'A8 était la dernière à ne pas proposer - fait son entrée, de même qu'un système d'anticipation des chocs (par l'avant comme par l'arrière) et des incontournables alertes anti angle-morts ou de franchissement involontaire de ligne. L'éclairage n'est pas en reste. Disponibles en version Xénon et LED ou bien 100 % LED (avec dans ce cas une signature visuelle différente), les phares de l'A8 adaptent leur portée selon le trafic (en option...) afin de ne pas éblouir les autres usagers, et optimisent l'éclairage aux croisements et en virage.
Bref, la grande Audi se veut à présent aussi sécurisée qu'une Mercedes Classe S. Mais à jouer la surenchère électronique, l'A8 a-t-elle perdu de sa vivacité sur la route? Pas le moins du monde... Car en dépit de ses dimensions en hausse (+ 8 cm en longueur, soit 5,14 m), l'allemande a pris soin de limiter son embonpoint. Sa structure en aluminium a ainsi perdu 20 % de son poids tout en gagnant 25 % de rigidité. Ajoutez à cela une transmission intégrale répartissant 60 % du couple sur l'arrière qui s'associe, sur demande, au différentiel Quattro Sport à vecteur de couple, et vous obtenez la limousine la plus dynamique du marché. Prises de roulis limitées, direction légère à basse vitesse et ferme à souhait dans les enchaînements, adhérence remarquable et ce, même sous la pluie... cette grande routière se montre aussi agile que rassurante. Pour autant, elle ne mégote pas sur le confort avec un amortissement piloté faisant preuve d'une grande délicatesse et de progressivité.
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