

| Essai Citroën DS3 1.6 THP Sport Chic : Crème de Chevrons |


Pour conjurer le sort qui s'acharne sur le haut de gamme à la française, Citroën agite son nouveau gri-gri : une gamme premium à part entière, étrennée par la déjà culte DS3. Avec la Mini dans le collimateur, ce modèle flattant l'ego et les sens était attendu au tournant. En ressortant de la naphtaline le fameux nom DS, Citroën signait l'hiver dernier le coup médiatique de l'année. Pensez donc : la révolutionnaire berline chère au Général de Gaulle allait faire son retour ! Un rêve (ou blasphème ?) vite balayé par les éclaircissements du constructeur, qui annonça non pas un, mais plusieurs modèles haut de gamme, voués à cohabiter avec la gamme classique. Des versions plus chic et racées des berlines de la marque ; bref, la crème des Chevrons. Reposant sur une base de C3, la DS3 ouvre la marche et revêt donc un rôle décisif : elle doit asseoir la crédibilité de cette griffe "Distinctive Series" avant l'arrivée des DS4 et DS5.
Sans conteste, la petite Citroën ne laisse pas indifférent. Nous l'avons vérifié dans les rues de Paris où nous avons entendu son nom dans toutes les langues. Les passants la reconnaissent, la déshabillent du regard et ne loupent aucun détail. Son logo stylisé, ses feux de jour verticaux à LED - qui s'éteignent hélas la nuit (sic) -, et ses montants tronqués, façon aileron de requin, récoltent ainsi tous les suffrages. Les feux arrière suscitent en revanche moins d'enthousiasme. La poupe de la DS3 a semble-t-il moins galvanisé les designers, qui n'ont cependant pas hésité à l'affubler d'un simili diffuseur et d'une double sortie d'échappement. C'est sûr, en version Sport Chic, cette citadine sophistiquée posée sur des roues de 17 pouces bi-ton en impose...
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A bord,[x] la DS3 emprunte l'essentiel à la C3 : volant, planche de bord et console centrale sont communs aux 2 modèles. Mais pour marquer sa différence, elle exhibe certains éléments spécifiques tels qu'un monogramme chromé sur son volant, un pommeau de vitesse plus viril, un pédalier "alu" et un habillage plus flatteur sur ses 3 cadrans enchâssés. L'ensemble, très moderne, ne manque pas d'allure et les matériaux employés respirent le sérieux. Cependant, certains détails font tiquer : des capuchons de prises 12v et MP3 vulgaires, des éléments du mobilier qui bougent un peu ou encore un plancher de coffre ultra fin. De même, l'absence d'équipements tels que le démarrage mains-libres (disponible sur une simple Renault Clio), ou le stop/start, dont les premiers modèles seront privés, peut étonner.
La DS3[x] se montre en revanche intraitable en matière d'habitabilité. D'une part à l'avant, où la boîte à gant très avancée libère beaucoup de place au passager. Mais aussi à l'arrière, où l'espace reste correcte malgré la hauteur de l'auto rabaissée de 7 cm. Quand au coffre, il est digne d'une brave citadine polyvalente avec ses 285 litres. Il coiffe de 15 litres celui d'une Alfa Romeo MiTo et surtout de 125 celui d'une Mini... Deux rivales que la Citroën domine encore au chapitre rangements, ces derniers s'avérant plus vastes et nombreux à son bord. Toutefois sans grande surprise,[x] l'ambiance s'avère confinée depuis la banquette arrière, en raison des mini surfaces vitrées et des montants "taille maxi". Il faut dire que ces derniers intègrent d'imposantes poignées verticales permettant aux passagers de s'agripper dans les virages. Et il y a fort à parier qu'elles se montrent utiles...
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